Des Fleurs plein les Cheveux

Un spectacle tout-public à partir de 8 ans écrit et interprété par Alain Vidal.
Mise en scène de Marie Vidal.
Durée 1h15


 

Le spectacle

Un tabouret, une guitare, quelques cloches pour les brebis, voilà, le spectacle peut commencer ! Un village, à priori tranquille, va soudain être le théâtre d’étranges péripéties. Nous sommes en 1950. En Cévennes, les poulaillers industriels, les « usines à poulets » poussent comme des champignons. L’oncle Barnabé a acheté une pieuvre*, il l’a accrochée derrière son tracteur, il a enfilé sa tenue de cosmonaute et en avant… Tremble mildiou* ! Tout semble tourner rond. Mais un soir arrive un marchand ambulant maigre, tordu, édenté. Il « oublie » sur place un mystérieux objet… L’Histoires continue, les années passent. Nous sommes en 1970. Des minibus arrivent au village, peints de larges fleurs colorées. Des inconnus en descendent, chevelus, mal peignés, barbus, les pieds nus, à moitié dévêtus, portant colliers de graines et avec des fleurs plein les cheveux… « Des fleurs plein les cheveux » nous entraine dans les Cévennes, terres de toutes les expériences, de rencontres improbables et, pour finir, de formidables résistances.
*Pieuvre : remorque avec plusieurs bras pulvérisateurs ** Mildiou maladie de la vigne (entre autres)

 

Note d’intention

J’avais envie d’une sorte de saga qui parlerait du choc des cultures et de situer cette saga en Cévennes. Choc des cultures, rencontre de trois visions du monde, la traditionnelle ancrée dans ces racines paysannes (avec des fleurs dans le potager), l’agro-industrielle, l’agriculteur devient un « exploitant » (pas de fleur du tout), la néo-rurale avec l’installation des hippies et le retour à la terre (des fleurs plein les cheveux). Tout ça dans un petit village. Je commençais à imaginer un maire « visionnaire » qui voudrait imposer dans sa commune la pratique de cultures intensives, « à l’américaine ». C’était un bon départ. Ça promettait la castagne! Ça risquait fort d’être haut en couleur! C’est que le cévenol est reboussier*, il y a du loup dans cet homme-là, dans cette femme-là. Il m’a fallu ensuite trouver des témoignages d’agriculteurs, des récits sur l’installation des hippies. Il m’a fallu trouver les contes qui résonnaient avec l’appel de la nature sauvage, avec les changements de vie radicaux, avec l’accueil de l’autre, « l’estrangier » toujours différent. Puis mélanger tout ça dans la grande machine à rêver !

*Reboussier : Etre viscéralement attaché à son libre choix et à son libre arbitre.

   

Photos à télécharger (double clic, puis, copier/coller)

Télécharger le dossier de présentation des spectacles de contes